Bâtir un héritage : entreprendre et investir pour les communautés noires

Bâtir un héritage : entreprendre et investir pour les communautés noires
Trois personnes souriantes, deux femmes et un homme, se tenant dans un hall moderne avec des éléments architecturaux.

Le 1er octobre dernier, l’École des dirigeantes et dirigeants HEC Montréal soulignait le lancement de la 2e cohorte de la certification en gestion stratégique et leadership lors d’un d’événement réunissant entrepreneures et entrepreneurs, présidentes et présidents, fondatrices et fondateurs, repreneuses et repreneurs d'entreprises des communautés noires, ainsi qu'investisseuses et investisseurs. Placé sous le thème « Bâtir un héritage : entreprendre et investir pour les communautés noires », la soirée a donné lieu à des échanges porteurs sur la création de richesse intergénérationnelle, le leadership, et l’accès au capital.

Animée par Wils Théagène, fondateur et PDG de Citadelle Capital, et codirecteur pédagogique de la certification, la discussion a réuni 2 figures influentes du milieu financier canadien : Noberta Faustin, première directrice et cheffe de cabinet à la direction des placements d’Investissements PSP, ainsi que Rose Marcello, vice-présidente et cheffe de l’investissement chez Fondaction.

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Une certification née d’une ambition commune

En ouverture de la soirée, la direction de l’École des dirigeantes et dirigeants HEC Montréal a rappelé l’importance de créer davantage d’occasions permettant aux personnes issues des communautés noires de développer leur plein potentiel entrepreneurial et d’occuper des postes d’influence. La certification répond à un besoin concret : offrir les outils, les connaissances et le réseau nécessaires pour soutenir la croissance d’entreprises ambitieuses et accroître la présence de leaders issus de la diversité dans l’économie québécoise et canadienne.

Cette vision est également portée par Éric Deschênes, président de la Fondation Toboggan & Co et partenaire de la démarche depuis ses débuts. Son témoignage a mis en lumière l’importance d’investir dans les relations humaines comme fondement du développement entrepreneurial : « Au-delà des chiffres, investir dans l’être humain demeure la chose la plus importante. Créer des liens, créer des ponts et rassembler les gens, c’est ce qui permet de bâtir quelque chose qui dure. »

Créer de la richesse qui traverse les générations

Au cœur de la discussion, Wils Théagène a partagé sa vision de la création de richesse intergénérationnelle au sein des communautés noires. Pour lui, l’enjeu dépasse la simple réussite entrepreneuriale : « Si nous sommes capables de bâtir un écosystème où chacun a les mêmes occasions de contribuer avec son talent, nous créons non seulement de meilleures entreprises, mais aussi une société plus forte et plus inclusive. ».

Il a également rappelé que l’entrepreneuriat constitue un puissant levier de création de richesse lorsqu’il s’accompagne d’un accès au capital, à l’accompagnement stratégique et aux réseaux nécessaires à la croissance des entreprises.

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Le pouvoir du réseau, du mentorat et de l’apprentissage

Les parcours de Rose Marcello et de Noberta Faustin ont illustré à quel point le développement du leadership repose autant sur les compétences que sur la qualité des relations professionnelles. Toutes deux ont souligné le rôle déterminant de l’éducation, du mentorat et du réseautage dans leur cheminement vers des postes de haute direction.

Pour Rose Marcello, la réussite est intimement liée aux personnes qui accompagnent un parcours professionnel : « J’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment. J’ai fait le travail, mais certaines personnes ont été des mentors, des coachs et des alliés qui m’ont ouvert des portes. C’est ce qui a fait toute la différence. »

De son côté, Noberta Faustin a encouragé les participantes et participants à saisir les occasions qui se présentent : « J’ai toujours levé la main lorsque de nouvelles occasions se présentaient. Ce qui fait peur aux autres devient souvent une occasion d’apprendre, de grandir et d’avancer. ».

Accéder au capital et penser plus grand

Les échanges ont également permis d’aborder plusieurs défis auxquels font face les entrepreneures et entrepreneurs des communautés noires. Parmi ceux-ci figurent l’accès au financement, la connaissance limitée des différents instruments financiers ainsi que l’importance de mettre en place des structures de gouvernance solides pour soutenir la croissance des entreprises.

Les panélistes ont rappelé qu’il existe de nombreuses sources de financement au-delà du financement bancaire traditionnel et que les entreprises ont avantage à diversifier leurs approches. Elles ont également souligné la valeur stratégique d’un conseil d’administration fort, capable d’apporter expertise, crédibilité et ouverture sur de nouveaux marchés.

Pour Rose Marcello, le repreneuriat représente par ailleurs une avenue prometteuse, alors que de nombreuses entreprises recherchent actuellement une relève capable d’assurer leur pérennité et leur croissance.

Une communauté mobilisée pour l’avenir

En conclusion, les invitées et le modérateur ont rappelé que la prospérité collective repose sur bien plus que l’accès au financement. Le partage des connaissances, des réseaux et de l’expérience demeure essentiel pour faire émerger la prochaine génération d’entrepreneures et d’entrepreneurs.

Comme l’a souligné Noberta Faustin, la notion de famille est très importante : « Nous ne transmettons pas seulement du capital financier. Nous pouvons aussi transmettre un capital social, culturel et humain. C’est ainsi que l’on bâtit un véritable héritage. »

Cette vision reflète parfaitement l’ambition de la certification en gestion stratégique et leadership : offrir aux participantes et participants les savoirs, les outils et le réseau nécessaires pour accélérer leur croissance, renforcer leur leadership et contribuer durablement au développement économique de leurs communautés.

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